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Figaro Magazine

 

« Charles D'ORLAY C'est son nom d'artiste. En réalité, il s'appelle Charles TAMPOGLIERI et c'est le frère d'Alain Tampoglieri commissaire général de « Mairie-Expo » à Paris. Il aime pétrir la pâte à modeler depuis son enfance, employé à la municipalité de Marseille, il se hâte chaque soir de rentrer chez lui à LA BÉDOULE, à proximité de la maison de Johnny STARK pour y façonner dans son atelier des sculptures en terre cuite. Charles D'ORLAY vient d'organiser à la galerie intermezzo à Marseille sa première exposition où il dévoile le résultat de 15 ans de travail peut-être le début de la gloire pour ce sculpteur ». 

 

 

Planète Des Arts Le Soir magazine

 

« Le Marseillais Charles D'Orlay prend un évident plaisir à dérouler les légendes dorées des civilisations primitives. Son talent de conteur est semblable à une pâte, légère, fine, odorante, qu'il aurait obtenu en pétrissant tous les trésors de l'expression artistique universelle. Ce céramiste de 50 ans fait son miel des chefs-d'oeuvre et esthétiques grecques, chinois, égyptien et précolombien, afin de renouveler à chaque instant le bonheur de la découverte.

 

On a peine à croire que les effets du feu et les accidents de cuisson ajoutés à la « cuisine » préalable du potier aient permis de restituer ces coulées brillantes recouvrant le bouddha assis, de l'époque Fujiwara (Japon, XIIe siècle), ces flammés orangés enrobant les figurines mayas de l'île de Jaina (Mexique, sixième-VIIIe siècle), ces reflets métalliques noyés dans le gris céladon des guerriers de la dynastie T'sin (Chine troisième à IIe siècle avant Jésus-Christ), ces dégradés turquoise outre-mer enveloppant le scarabée de Toutânkhamon (Égypte, 1354-1343 avant Jésus-Christ) ou ses projections de cendres incrustant la robe de Tanagra, (Grèce, sixième-IVe siècle avant Jésus-Christ).

 

Et pourtant le résultat est là dans les vastes salles de L'Espace Miremont a Marseille. Le visiteur aura des battements de coeur en mettant la main sur les Enfants Rieurs (Mexique, septième-Xe siècle) provenant de Veracruz, où sur ces musiciens de la cour (Chine, septième-VIIIe siècle) de l'époque T'Ang, comme il ressentira un coup de foudre devant la déesse Bastet, à tête de chat (Égypte, 1352 avant Jésus-Christ et l'armée caracolant des cavaliers chinois au harnais somptueux.

 

L'oeuvre de Charles tampoglieri, alias Charles D’orlay n'est pas seulement un concentré d'histoire et de culture, c'est un enchantement pour l'oeil. Accumulé de toute évidence sur plusieurs années, les copies des poteries et céramiques y font rutiler les couleurs, trembler les ombres et lumières, éclater les émotions avec un sens du mouvement et de la mise en scène, qui doivent à la passion autant que la technique. Parfois Charles d'Orlay est un fidèle au modèle original : c'est par jeu qu'il « habille » ces figurines de terre cuite, comme un amant offre de nouvelles robes à sa maîtresse... » Claude DARRAS 

 

Exposition : l'Égypte

 

Depuis décembre 1998, À L'Initiative De L'Office Municipal De La Culture, l'espace Miremont accueille régulièrement les oeuvres de Charles D'Orlay, reproduction d'authentiques oeuvres du passé égyptiennes,précolombiennes,chinoises, etc…